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mardi 2 juin 2026

Aven

Il est temps d'abattre à la hache de la poésie la muraille derrière laquelle pleurent les fées de l'enfance européennes, prisonnières de la grotte aux hirondelles qu'avait su trouver Yourcenar, cette fée immortelle.
Sylvain Tesson, Petit traité sur l'immensité du monde, 2005 

 

 

  

Lilian Berthelot
éditions La manufacture de livre, 06 - 2026

Présentation de l'éditeur

Préhistoire. Orhak est une chamane respectée, mais son statut est ébranlé par plusieurs saisons néfastes pour le clan des hautes terres du milieu… jusqu’au jour où, en quête de grotte-citerne, elle découvre une cavité hors du commun.
Fin du XIXe siècle. Louis Armand est forgeron, amoureux de ses causses. Avec l’inventeur de la spéléologie, E. A. Martel, ils en découvrent les plus belles grottes. L’une d’elles portera le nom de Louis et deviendra célèbre… mais ses mystères resteront enfouis bien au-delà de sa mort.
De nos jours. Fanny est pigiste pour un grand journal. Son amie Éloïse est guide à la grotte de l’aven Armand. Son aïeul n’est autre que Louis Armand dont elle découvre, cachés dans la cave de sa maison, des carnets intimes où il notait les détails de ses explorations. Avant d’avoir eu le temps de les lire, elle les confie à Fanny pour les besoins d’un article.
Trois époques, et un même mystère qui traverse les âges autour d’un lieu singulier où le réel confine au magique.

Aven révèle un univers insoupçonné dans un souffle d’aventure et de suspense où le rude paysage du causse Méjan devient gardien de la mémoire secrète des humains par-delà les siècles.

Toutes les informations sur le site de l'éditeur. 

 

mardi 23 avril 2024

Le quanton de Malbouzon

Peter Higgs, 1929 - 2024
prix Nobel de physique 2013

 
Quatre-vingt-dix-huit pour cent de la matière qui existe aujourd'hui s'est formé à partir de l'éruption d'énergie du Big-Bang. Cela signifie que presque tous les atomes présents dans notre corps sont déjà passés par diverses étoiles et ont déjà occupé des milliards d'organismes différents avant d'arriver jusqu'à nous.

Parfois, je pense que la vie n'a aucune valeur, que c'est une chose insignifiante. Je vais mourir et l'humanité ne sentira pas la différence. L'humanité va mourir et l'éternité ne sentira pas la différence. Nous ne sommes que des ombres, de vaines poussières se perdant dans le temps ... Mais, d'autres fois, je pense que nous naissons tous avec une mission, que nous jouons tous un rôle, que nous faisons tous partie d'un système. Cela peut être un rôle minuscule, une mission dérisoire, cela peut même nous paraître une vie perdue, mais, après tout, qui peut savoir si une chose aussi infime n'est pas une part essentielle dans la conception du grand gâteau cosmique ?... Nous sommes de minuscules papillons dont le fragile battement d'ailes a peut-être l'étrange pouvoir de générer de lointaines tempêtes dans l'univers.

José Rodrigues dos Santos, La formule de Dieu

 
Le quanton est un objet dont le comportement est décrit par la théorie quantique. 

Malbouzon (48270) est une commune de Lozère. Elle fait aujourd’hui partie de la commune nouvelle de Malbouzon-Prinsuéjols (48100), sur l’Aubrac lozérien. Le nom de ce village vient de Maleboson. L’origine en serait la chute d’une météorite en 1649, chargée en particules élémentaires dont le fameux boson, identifié plus tard comme boson de Higgs. Ce phénomène a eu lieu alors qu'un orage d'une violence rare ce déchainait sur les lieux ce qui en fait la première projection d'un quanton sous la pluie (1). Ce boson permet d'expliquer la brisure de l'interaction unifiée électrofaible en deux interactions par l'intermédiaire du mécanisme de Brout-Englert-Higgs-Hagen-Guralnik-Kibble et d'expliquer ainsi pourquoi certaines particules ont une masse et d'autres n'en ont pas. Son existence a été confirmée de manière expérimentale en 2012 grâce à l'utilisation du LHC et a conduit à l'attribution du prix Nobel de physique à François Englert et Peter Higgs en 2013.

La grande utilité du boson de Higgs

La collision du corps astral contre la croûte terrestre fit le buzz à l'époque, d'autant qu'en éclaboussant de matériaux incandescents toute la zone d'impact, un incendie se propagea à la faveur d'une forte bise aux bosquets environnants, incendie heureusement sans gravité à cause du temps pluvieux. C'est un ancien bosco qui avait quitté son Gévaudan natal et la condition de bouseux qui lui était promise mais qu'il évita en s'engageant dans la marine, qui trouva les restes éparpillés façon puzzle du météoroïde. Manque de pot, les bosons déposés par la météorite étaient avariés, leur masse leur conférant des propriétés différentes de celles du boson classique, celui de l'interaction électromagnétique, le photon. On a donc parlé de mal boson, dans le sens de mauvais boson, nom qui restera accroché au point de chute de la météorite dans le canton de Malbouzon, le mont Bosonis, qui deviendra par la suite le Mas de Boson, Malboson et enfin Malbouzon en occitan. Il est probable qu’au dernier moment de sa chute la météorite se soit fragmentée en deux ou trois parties puisqu’on trouve à proximité de Nasbinals (48260) le lieu-dit Bouzon ou Bouson. Au lieu-dit Les Salces, à proximité de Recoules d'Aubrac (48260), le savant physicien écossais Ian Fleming a étudié un autre fragment stellaire possiblement issu de la même météorite. Il lui a consacré un mémoire scientifique intitulé Quanton of Salces (2).

L’anomalie de ce boson tombé en Lozère est regrettable car saine, cette particule élémentaire constitue l'une des clefs de voûte du modèle standard de la physique des particules. La connaissance de ses caractéristiques peut par ailleurs orienter la recherche au-delà du modèle standard et ouvrir la voie à la découverte d'une nouvelle physique, telle que la supersymétrie ou la matière noire. La Lozère aurait ainsi pu être ainsi reconnue grâce à la physique quantique et le candide canton de Malbouzon aurait gagné en postérité alors que le qu'en dira t'on le confine à une célébrité fantôme. Le sol bousillé et bosselé par ces briques élémentaires en divagation orbitale, tous ces électrons, protons, neutrons ne furent point positifs pour la réputation du village. A ce petit jeu de la réputation et à une lettre près, les bisons basés à Sainte-Eulalie en Margeride sont de meilleures trompettes de la renommée que les bizarres bosons biaisés de Malbouzon sans propriété particulière, juste de pauvres atomes dénoyautés comme de vulgaires olives. Ce n'était en somme que des particules secondaires que les mathématiciens n'évoquent même pas en cours élémentaire, contrairement au boson de Higgs qui a une carrière au long cours. Ce besogneux de la physique étant partie prenante dans l'édification des masses qui sans lui seraient laborieuses.

Le mécanisme de Higgs,
un exemple de brisure spontanée de symétrie selon la symétrie axiale du chapeau mexicain.
Diagramme vectoriel à usage éducatif et scientifique


L'histoire aurait été différente si l'espace, à l'occasion de cet accident de trafic inter-planétaire, avait laissé choir un boson futé. On se consolera, de manière très relative, avec la mention qui fut faite du petit village d’Aubrac lors d'une émission humoristique en 2015. L'étrangeté du nom de Malbouzon n'a pas échappé à un artiste comique franco-marocain qui, lors d'une représentation du Jamel Comedy Club (3)  à laquelle assistait un spectateur malbouzonois, a interpellé ce dernier comme une " racaille de la campagne ". Il aurait été plus juste de parler de quantique de la racaille (4). Toujours est-il que ce  baston sidéral et son boson fumeux ont semé un fameux bazar, un boson lunatique qui n'a pas fait monter la Lozère au septième ciel.

Lozérix, atome crochu et aligoté


(1) Ce quanton sous la pluie sera popularisé bien plus tard par le film étasunien "Singin' in the Rain", film musical réalisé par Stanley Donen et Gene Kelly, sorti en 1952.
(2) Un documentaire scientifique sera réalisé en 2008 par Marc Foster avec Daniel Craig dans le rôle du savant.

(3) Voir la vidéo sur Facebook : https://www.facebook.com/WalyDiaFB/videos/vb.169862493026927/1063685040311330/?type=2&theater
(4) Roman de Vincent Ravalec, publié en 2006 qui évoque La génération d' un monde sans pitié, dans cet univers fait de désillusions mais aussi d'ironie et d'un bon paquet d'espoirs, de combines foireuses et de besoin d'amour. Losers nés ou simplement victimes de concours de circonstances, les personnages qui hantent les pages de « Cantique de la racaille » ne croient plus en grand-chose, et pourtant, il ne leur faut pas non plus grand-chose pour repartir au quart de tour : une fille qui passe, une mélodie bien balancée ou simplement un tuyau moins percé que les autres.





jeudi 11 janvier 2024

Les griffes du Gévaudan

On voit ici de jeunes enfants
Surtout de jeunes filles
Belles, bien faites, et gentilles,
Font très mal d'écouter toute sorte de gens,
Et que ce n'est pas chose étrange,
S'il en est tant que le loup mange.

Charles Perrault, Le Petit Chaperon rouge - 1697

 

Bande dessinée
tome 1/2
Sylvain Runberg (scénariste), Jean-Charles Poupard (dessinateur)
éditons Glénat, 01-2024

Présentation de l'éditeur

La traque peut commencer : sur les traces d’une bête terrifiante aux multiples visages !
Été 1765. Quand François Antoine arrive dans le Gévaudan avec son fils pour enquêter sur une série d’exactions, la population est traumatisée. Depuis un an, on décompte dans cette région des dizaines de victimes, avant tout des femmes et des enfants, tuées dans des conditions atroces au bord des chemins. Les survivants décrivent tous une créature terrifiante, un animal inconnu, un fauve à moins que ce ne soit un loup-garou ? Pour l’Église, nul doute, c’est un fléau envoyé par Dieu ! Missionné par le roi pour mettre fin à ce carnage, François Antoine préfère écarter ces élucubrations… Selon le porte-arquebuse du roi, il est simplement question d’un loup. Mais pour son fils, plusieurs indices troublants laissent à penser qu’il s’agit d’autre chose, de bien plus terrible... Quelle sorte d’animal décapite, démembre et parfois déshabille ses proies ? Et comment expliquer, que les témoins des attaques n'arrivent pas à identifier l'animal, dans une région où le loup est un animal que l’on rencontre régulièrement ? Ni les balles des chasseurs ni les battues ne seront d’un grand secours et tandis que père et fils s’affrontent sur la nature de cette « Bête » insaisissable, la traque devient une affaire d’État… La tension monte, les attaques redoublent d’intensité et une sombre rumeur ressurgit du passé… une histoire où vengeance et loi du silence se mêlent aux crocs et aux griffes. Pour nos deux enquêteurs, l’adversaire sera pluriel, féroce et animé d’une haine sans limites…
Le mystère de la « Bête du Gévaudan » jamais élucidé, a marqué l’Histoire et inspiré le cinéma.
Sylvain Runberg et Jean-Charles Poupard s'emparent d’un mythe connu de tous, et réinventent l’histoire de la « Malbête » pour mieux brouiller les pistes et entraîner le public dans une enquête mystérieuse et terrifiante. Basé sur des faits réels, ce thriller résolument moderne où l’horreur dépasse la fiction, formera un diptyque dont les 2 albums sont accompagnés d’un dossier historique de 8 pages qui reviendra sur les faits réels survenus en Lozère au XVIIIe siècle.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur et un extrait

Informations :
Pages : 64
EAN : 9782344032312
Prix : 15,50 €

L'avis de Benoit Cassel sur Planète BD

Les griffes du Gévaudan - 1, Runberg & Poupard

Ce que j'en pense :
 
C'est une BD très intéressante qui aborde l’énigme de la Bête du Gévaudan. Le dessin réaliste est très agréable, le dessinateur réussit notamment quelques belles vignettes architecturales sur des lieux et des monuments. Peut-être pourrait-on reprocher un ton généralement un peu sombre mais cela doit être pour servir l’ambiance. Il y a également beaucoup de détails dans les costumes et sur les décors en général. Il y a par contre une grosse erreur au niveau du rendu des dialogues : en contractant systématiquement quelques voyelles dans le parler des paysans et petites gens, comme not’ Jeanne, vot’ sœur, j’vais la chercher … les auteurs tentent de donner un accent aux personnages qui est à rebours de celui des autochtones qui, en Margeride, utilise la langue d’oc dans une version ou justement toutes les voyelles sont prononcées et parfois appuyées, et les « r » légèrement roulés. Ce qui aurait dû donner des dialogues comme : votrre sœur, je vais la cherrcher. C’est une erreur qu’on rencontre aussi chez Franck Bouysse et son polar cévenol, Grossir le ciel. Autre erreur, la cigarette fumée par le fils du marquis de Morangiés, Jean-François-Charles de Molette, qui plus est avec un fume-cigarette, alors qu’en France le tabac se consomme essentiellement en prisant et qu’il faut attendre au mieux 1820 pour voir en France des cigarettes manufacturées. La suspicion d'anachronisme majeur est forte. les auteurs font également référence à une battue ayant mobilisé trente mille hommes, ce qui au vu de la population locale à cette époque semble totalement impossible. Ce même chiffre est cité par Patrick Bard dans son polar historique Le chien de Dieu (1). Il y a enfin l’utilisation de l’adjectif gabalais qui n’existe pas. Les habitants du Gévaudan sont les gabalitains, à l’origine, peuple celte des Gabales

Le scénario tient parfaitement la route. Il y a cependant quelques longueurs avec l’arrivée de François Antoine et de son fils Robert-François. De nombreux auteurs les désignaient sous le patronyme de Beauterne. Envoyés par Louis XV après les échecs successifs de Duhamel puis D’Enneval, on suit les Antoine alors que les attaques se poursuivent dans des conditions rendant impossible la culpabilité d’un loup. Il faut attendre plusieurs pages pour saisir le point de vue de François Antoine, plein de pragmatisme car tenant compte de la volonté royale et de la situation de la noblesse locale, alors que son fils épris de justice ne voit que l’évidence de crimes dont l’origine animale est exclue, comme cela est brillamment exposé dans le livre de Catherine Hermary Vieille, La bête. Il faut dire que quand les cadavres sont dénudés, avec parfois les vêtement pliés à coté, décapités, avec des membres proprement sectionnés ... cela ne fait pas très lupin. Les hypothèses quant à un fauve, une hyène est plusieurs fois évoquée, passent elles aussi à la trappe.

Les auteurs exposent petit à petit les tenants et aboutissants de l’affaire, on retrouve tous les personnages historiques, y est évoquée une affaire plus ancienne, les grands jours d’Auvergne, série de procès contre des nobles locaux ayant abusés de leurs pouvoirs et autorité pour spolié le petit peuple, avec semble-t-il aussi des enlèvements et d’enfants pour pimenter des orgies sexuelles. Plusieurs d’entre eux ont été exécutés. Cela a toutefois plus concerné la région de Clermont et Riom que la Margeride et le Gévaudan. Il faut attendre les toutes dernières pages de ce premier tome pour voir se dessiner la théorie à laquelle souscrive les auteurs, les suspects et leurs motivations. Les détails donnés sur celles-ci apparaissent comme plausibles d’un point de vue historique. Pour l'évêque de Mende, Gabriel-Florent de Choiseul Beauprè, la bête est envoyé par Dieu pour punir les gabalitains d'être trop sensibles aux sirènes du siècle des lumière et d'avoir été trop complaisants avec les protestants, les luthériens et autres francs-maçons. Pourtant, peu de gabalitains savaient lire à l'époque, l'influence franc-maçonne ne devait pas toucher grand monde, et les guerres de religion avec camisards et huguenots tombaient dans l'oubli. Robert-François de Beauterne ne manque pas de railler cette attitude superstitieuse.
 
C’est donc une approche tout à fait convaincante. Le parti pris des auteurs est d’ailleurs cité plusieurs fois, à savoir que les habitants du Gévaudan connaissaient parfaitement les loups. S’ils avaient eu affaire à l’un d’entre eux, ils ne l’auraient pas appelé « la Bête ». Argument élémentaire souvent occulté par nombre d’auteurs qui ont écrit sur le sujet. Les auteurs insistent sur la psychologie de l'époque ou nous avons encore les trois ordres, noblesse, clergé, tiers-état. Il n'est pas recommandé pour les membres de ce dernier de contredire les affirmations des nobles ou de l'église. Les cases relatives à Marie-jeanne Vallet, la pucelle du Gévaudan, de son combat contre la bête à Paulhac le 11 aout 1765 à son témoignage devant François Antoine sont très habiles.

Les indigènes reconnaitront avec plaisir la cathédrale de Saint-Flour perchée sur son piton volcanique, la cathédrale de Mende, les portes fortifiées de Marvejols et la tour des anglais de Saugues. 

Lozérix - Les lettres perçantes

 

(1) Michel Louis va jusqu'à 40 000 hommes dans son livre L'innocence des loups (1992) : "Dès l’aube en ce lundi 11 février, ce sont près de quarante mille hommes qui s’ébranlent simultanément, sur une surface d’environ deux mille kilomètres carrés. Ceci veut dire, en faisant une moyenne, que chaque homme a au plus cinq hectares de terrain à fouiller de l’aube au crépuscule."

 


 

samedi 15 mai 2021

Les monuments mégalithiques de la Lozère

La pierre est un dos fait pour porter le temps
Federico Garcia Lorca

 

Les éditions Hachette Livre et la BNF rééditent le livre d'Adrien Mortillet, initialement paru en 1905.
 

Extrait :
Malgré leurs modestes proportions, dans la Lozère, comme partout ailleurs, les monuments mégalithiques sont fréquemment attribués par la tradition populaire à des géants. Nous avons vu à Balsièges, à Saint-Georges-de-Lévejac, à Saint-Préjet-du-Tarn des dolmens et à Chanac un menhir appelés le Géant (lou Geion ou Geoyon). Il y a aussi : le Lit du Géant (Liech del Gean), à Aliène ; la Grotte des Géants (Baoumo des Geons) et la Tuile de la Géante (Tioulo de la Geonte), à Balsièges ; le Tombeau du Géant, à Marvejols. Deux autres dolmens, un à Puylaurent et un à Saint-Frézal-d'Albuges, portent le nom de : Palet de Gargantua. Puis viennent les Fées, qui jouent également un rôle important. Le dolmen de Saint-Hélène est nommé : le Fuseau des Fées (Bertel de las Fados) ; un de ceux qui ont été indiqués sur le territoire de Marvejols : la Cave aux Fées ; un troisième, à Saint-Pierre-des-Tripiers : le Clapier des Fées (C lapas de las Fados), également connu sous le nom de Clapier des Magiciennes ou Sorcières (Mascos). La Tombe des Anglais, au Monastier, rappelle le souvenir fortement enraciné des ravages commis par ces derniers dans la contrée, au xive siècle. A La Tieule et dans les environs, les dolmens reçoivent le nom de Cibournios, appellation qui semble avoir quelque rapport avec le vieux mot cihory, signifiant charpier. Dans d'autres endroits on les appelle des Chazelles (Maisonnettes). Nous avons cité, entre autres, la Chazelle de Notre-Dame, à Chirac. On désigne encore les dolmens sous le nom de Tombeaux des Poulacres. Ce dernier mot semble être synonyme de Polacre (Polonais). Voir sur le site Bnf Gallica.
 

Sur l'auteur, Adrien de Mortillet, voir la nécrologie de la Société préhistorique de France (dont il fut membre fondateur) sur la base Persée